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Message de Vincent Capo-Canellas : "Etre Maire du Bourget a été une fierté"

Samedi 21 octobre, Yannick Hoppe a succédé à Vincent Capo-Canellas en tant que Maire du Bourget. Dans une lettre adressée aux Bourgetins, le Sénateur de la Seine-Saint-Denis est revenu sur cette passation ainsi que sur ses 16 années de mandat. Vous trouverez ci-dessous le message diffusé dans les boîtes aux lettres des Bourgetins.

Chère Bourgetine, Cher Bourgetin,

La loi interdisant le cumul d’un mandat parlementaire avec celui de Maire m’oblige à quitter ma responsabilité de Maire du Bourget. C’est un déchirement tant j’ai, durant les seize années écoulées, consacré au quotidien mon énergie à notre ville et à vous tous. Mais la loi s’applique et j’ai dû effectuer ce choix, sans doute le plus difficile.

J’ai essayé de voir ce qui serait le plus utile à notre ville. Et j’ai fait ce choix en ayant conscience que la relève est là. Le Conseil Municipal conformément à la loi a ainsi élu notre nouveau Maire et je sais que Yannick Hoppe est totalement prêt à exercer la fonction.

Nous sommes à un moment clé mais l’essentiel est là. Après seize ans d’efforts, la perspective est redevenue positive pour Le Bourget. Il faut bien sûr veiller à concrétiser les décisions arrachées de haute lutte : Gares du Grand Paris et aménagements autour, équipements liés aux Jeux Olympiques, prise en compte par l’État du potentiel du Bourget. C’est essentiel pour améliorer la qualité de vie et les équipements offerts aux Bourgetins. Cela dépend certes de la ville mais aussi de l’état. Et j’ai, devenant Questeur du Sénat, une responsabilité au sein de la Haute Assemblée qui me permettra d’aider Le Bourget, d’exercer vis à vis des grands décideurs une influence utile à notre ville.

Je resterai aux côtés du nouveau Maire un défenseur infatigable du Bourget et veillerai avec lui à ce que les réalisations se concrétisent.

Je resterai aux côtés du nouveau Maire un défenseur infatigable du Bourget et veillerai avec lui à ce que les réalisations se concrétisent. Il sera bien sûr comme Maire celui qui pilotera le destin des Bourgetins. Déjà, aujourd’hui, avec les gares du Grand Paris Express, les travaux de l’avenue Francis de Pressensé, des rues du Chevalier de la Barre et Etienne Dolet sont bien avancés, ceux de l’Hôtel de Ville débutent. D’autres chantiers viennent : la rue Anizan Cavillon par exemple. C’est un effort considérable sur la voirie qui est en cours.

Il reste beaucoup à faire mais j’ai confiance dans l’équipe autour de son nouveau Maire pour maintenir le cours de notre ville. En 2001, j’ai repris le flambeau à la suite de mon ami Frédéric Gailland qui avait dû affronter des moments très difficiles. Le Bourget était au bord de la faillite après le départ d’Alstom : nous ne touchions plus de compensation pour la perte considérable de taxe professionnelle enregistrée alors.
La ville avait cessé d’investir depuis des années et nous peinions à assurer les services attendus. Le sentiment d’abandon guettait, aggravé par les difficultés que la banlieue peut connaître.

Durant ces seize années, avec l’équipe municipale, nous avons pas à pas reconquis une capacité d’agir et toujours cherché à projeter notre ville dans la métropole et en Île-de-France comme porteuse de projets et responsable de son avenir. C’est la condition pour améliorer le quotidien, arrêter de subir des décisions venues d’en haut, défendre la qualité de vie.

Nous avons agi pour la sécurité, la propreté, l’éducation, la jeunesse, la formation, les plus anciens comme la petite enfance, les transports, la culture, l’accès aux droits, veillé à rester solidaires et relancé la dynamique économique… Ce fût difficile, harassant, exaltant.

Le Bourget est une ville formidable, à nouveau pleine d’avenir. Son équilibre est fragile comme pour toutes les villes mais elle est forte de la passion que chacun y met. Et c’est une ville singulière de par son histoire, son ouverture au monde, les projets qu’elle porte. Le Bourget a un potentiel incomparable. Nous avons su avec le personnel municipal faire évoluer notre administration et je remercie chacun des agents de s’être mis dans une perspective de changement et une dynamique nouvelle : plus de services aux habitants, des partenariats nouveaux, la conduite de projets ambitieux.

Être Maire du Bourget a été une fierté, une exigence de tous les jours.

Être Maire du Bourget a été une fierté, une exigence de tous les jours. Si j’ai choisi malgré tout de demeurer Sénateur, c’est que je mesure que les efforts des Bourgetins, ceux des élus qui méritent d’être salués pour leur constance et leur travail, ne sont pas suffisants si les grandes institutions ne nous relaient pas et n’accordent pas à notre ville la place qui lui est légitimement due. Ce sera mon rôle demain de porter encore et toujours ce message, comme j’ai pu peu à peu le faire durant les dernières années.

Yannick Hoppe aura la charge d’animer l’équipe et de porter le destin de la ville. Il le fera avec talent. Nous avons œuvré ensemble depuis des années. Merci de lui accorder votre confiance comme mes collègues de la majorité municipale l’ont fait.

Soyons fiers d’être Bourgetins. Chacun d’entre vous porte autour du nouveau Maire une part du destin de notre ville. Aimez et faites aimer Le Bourget : notre ville se réinvente au quotidien en sachant accueillir le monde entier, en portant des valeurs universelles, tout en construisant pas à pas l’avenir Bourgetins.

Bien cordialement,

Vincent Capo-Canellas
Sénateur de la Seine-Saint-Denis
Conseiller municipal du Bourget